Mario et Pipo

29 JANVIER 2011

     Je vais vous conter ici l’histoire de Mario et de Pipo, deux petits bonhommes pratiquement identiques et rêvant de destin napoléonien. Les points communs de nos deux clowns sont légions. 

     Ils représentent tout ce que la morale et la droiture exècrent le plus. Ce sont de beaux parleurs et de grands orateurs qui séduisent tout individu s’arrêtant à la surface des choses. Par de longs discours démagogiques, ils promettent tout en sachant qu’ils mentent. Superficiels et sans profondeur, ils palabrent, pérorent et gesticulent jusqu’au ridicule. Leurs besoins compulsifs d’être reconnus, admirés et aimés leurs fait adopter de drôles d’attitudes. Mettant en pratique l’adage : « La fin justifie les moyens », ils sont sans honneur, sans justice et sans humanité. Ils s’entourent d’une cour de crétins congénitaux aussi lâches que malhonnêtes. Ils les choisissent vénaux, serviles et sans honneur. Leur veau d’or, leur ultime combat c’est l’argent qu’il étale, vénère et accumule sans complexe. Des soirées organisées aux vacances hors de prix, ils vantent et assument leurs côtés bling bling qui aveugle par son indécence tous les citoyens qui connaissent la valeur du travail et les souffrances que génère son absence.

 

     Se drapant d’une vertu de pacotille, il viennent gémir et se plaindre à la tribune que la justice de leurs pays est inadaptée et complote contre leurs royales personnes. Qu’à cela ne tienne, élu par des peuples gavés de mac do, coca cola et de culture télévisuelle prolifique en jeux débiles, ils changeront la loi afin qu’elle serve leurs ambitions. Immunité présidentielle et parlementaire décrétées afin qu’ils puissent commercer avec famille et amis en dépeçant et soldant les patrimoines nationaux. Adulés, les pompes cirées par une majorité de média serviles et sans éthiques, ils prospèrent tranquillement d’élection en élection. La force de ce genre de malades, c’est qu’ils peuvent faire, par leur bagou intarissable, admettre des déclarations contradictoires. Leur humeur oscille entre l’euphorie et l’apathie sur fond d’instabilité émotionnelle. Ils se caractérisent par de cours épisodes alternant euphorie délirante, folie des grandeurs et crises d’extrême paranoïa.     

     L’ego de Pipo n’a rien à envier à celui de Mario, cependant il y a quelques petites différences entre ces deux mythomanes. Mario ayant une libido débridée et ne voulant pas vieillir, saute (sexuellement parlant) sur tout se qui bouge quant à Pipo, il s’accoquine avec une chanteuse de variété afin de prouver que son complexe de petite taille est inexistant et n’agit en rien sur ses décisions à l’emporte pièce et sans cohérences. Grâce à eux, et à leurs politiques antisociale uniquement basé sur le fric, les pays qu’ils dirigent représentent, pour tout économiste, les modèles parfaits d’un système alliant nécessité et rapacité.

 

     Bien entendu, vous l’aurez deviné, Mario et Pipo sont des personnages de fiction. Il est évident que dans nos sociétés évoluées de tels êtres ne pourraient s’affirmer et prospérer, car seul un troupeau de moutons serait capable de choisir et de suivre un berger fou les guidant à l’abattoir !