L'origine du mal

11 MARS 2015

    Ramenons les problèmes actuels de l’humanité à l’origine, à la raison primaire qui les engendre tous, j’ai nommé : « La possession ». Cette irrésistible envie de posséder soit du matériel (argent), soit du pouvoir (ascendance sur autrui). Décryptons ce besoin issu de l’individualisme et incompatible avec une politique sociétale, citoyenne et communautaire.

    Nous nous apercevons tous aujourd’hui, que cette action individuelle de posséder est sans limite et que cette société formatée sur le paraître repose entièrement sur l’avoir. A l’heure actuelle ce sont des fortunes monumentales qui contrôlent les gouvernements, les médias, l’armée, la police et la justice, les cinq piliers fondamentaux de l’indépendance des peuples.

    Les gouvernements sont censés, étant désignés par les électeurs de leur pays (Sauf évidement les dictatures) refléter les demandes et les avis des citoyens qui les composent. Les médias (le quatrième pouvoir) étaient à l’origine les messagers qui devaient dénoncer les excès des gouvernements car, ils étaient la voix de la vérité des faits tels qu’ils apparaissaient sans far et sans détour. L’armée, quant à elle, devait protéger le pays des agressions externes. La police, prendre en charge la sécurité de tous les citoyens envers eux-mêmes et enfin la justice devait équilibrer tout cela en jugeant et condamnant les fautes et abus de pouvoir avec la même équité quelque soit la position sociale du citoyen concerné.

    Voilà la structure d’origine, peut-être imparfaite mais qui devait, tant bien que mal, garantir la stabilité des sociétés dites « démocratiques ». Maintenant, suite à l’épidémie de cette maladie obsessionnelle qu’est la possession et l’enrichissement de bien à des fins personnel, voyons voir ce que sont devenus nos cinq piliers censés tenir la structure et assurer l’équilibre de nos communautés de citoyens.

    Les gouvernements sont désignés par les grandes firmes et les banques qui financent leurs campagnes politiques, faussant du même coup les représentations nationales et interdisant matériellement à tout groupe d’individus ne correspondant pas à leurs intérêts, l’accès au pouvoir législatif. Les représentants de ces pouvoirs ne sont plus que les relais des puissants lobbies qui les ont financé. De fait, ils passent donc prioritairement l’intérêt privé au détriment de l’intérêt public. Ils votent les lois en fonctions des entreprises qu’ils défendent et s’autoamnistient eux-mêmes des lois qui les mettent en cause et, lorsqu’un vote populaire va à l’encontre des intérêts de leurs mentors, ils en rejettent le résultat. Ils ont fait de notre démocratie une monarchie sélective ne tenant absolument plus aucun compte de l’avis des peuples qu’ils doivent représenter. Ils ont confondu pouvoir et délégation de pouvoir et le désintéressement chez nos gouvernants est devenu aussi rare que la modestie. Tous les peuples sont pour la paix alors qu’aucun gouvernement ne l'est car sous un bon gouvernement, la pauvreté serait une honte et la guerre économique issue de leur politique, n’est jamais qu’un crime organisé contre leur peuple et l’étoffe des héros qu’ils nous vantent n’est qu’un tissu de mensonges.

    Les médias appartiennent à ces mêmes firmes et ces mêmes banques qui mènent le bal gouvernemental. Les journalistes étant salariés de ces établissements ne peuvent donc plus remettent en cause les travers de leurs dirigeants sans risquer le bannissement. Bien sur, une foule d’entre eux s’en accommode car ils sont grassement payés pour n’être que des perroquets et lire des communiqués défilant sur des prompteurs préparés par une hiérarchie servile et au garde à vous le petit doigt sur la couture du pantalon. Nous sommes d’accord que ces attitudes n’ont absolument rien à voir avec la notion de journalisme. Quelques exceptions cependant tentent de survivre en marge de ce système féodal mais ils sont sous constante pression et mis en cause par des propos diffamatoires lancés par la monarchie financière. Pour l’immense majorité, la télévision est là, elle vous dit quoi penser, vous le hurle à la figure. Elle doit avoir raison, tant elle paraît avoir raison. Elle vous endort et vous précipite si vite vers ses propres conclusions que votre esprit n’a pas le temps d’analyser et par facilité avale et absout : Quelle idiotie ! Reste internet, les réseaux sociaux et les journaux citoyens pour espérer un peu de vérité mais là encore, il faut être attentif et savoir faire la part des choses car des Trolls sont lancés par le système afin d’orienter ou de pourrir la vérité et falsifier les faits. Malcom X disait : « Si vous n’êtes pas vigilants, les journaux arriveront à vous faire détester les opprimés et aimer ceux qui les oppriment… »

    L’armée utilisée à l’heure actuelle pour envahir, coloniser et piller les richesses et matières premières d’autres pays et tout cela sous le contrôle et les ordres indirects de ces mêmes grands groupes dans un seul but, le bénéfice que génère la guerre. Les trois principales ressources financières de la planète sont par ordre : l’armement, la drogue et la prostitution. Concernant l’armement, nous avons bien vu que lors de l’agression de l’Irak, L’entreprise Carlyle fournisseur privilégié du Pentagone dont Bush père a occupé le poste de conseillé pendant dix ans, sans parler de Colin Powell ou Georges Soros, a triplé ses bénéfices grâce à cette illégitime agression. Pour la drogue, la CIA se faisait livrer par les grands cartels comme celui de Medellin, Silanoa ou Cali afin de revendre, via des distributeurs, cette drogue sur leur propre territoire dans les quartiers pauvres et black de préférence pour en tirer un juteux bénéfice afin de financer et armer les  combattants de « la liberté » en Amérique du sud afin d’abattre tout gouvernement qui aurait des velléités sociales et des envies égalitaires. Sans parler des conflits qu’ils déclenchent aux quatre coins de la planète afin de vendre leurs produits meurtriers. Le rôle social imparti au soldat est la servitude absolue. C’est le dernier terme de l’asservissement machiné de la créature humaine… Les militaires professionnels ne sont pas tenus de raisonner, leur métier même leur fait un crime de l’exercice de cette faculté naturelle. Ils croient mourir pour de grandes idées telles que la patrie, la démocratie, la liberté mais au final ils meurent pour des industriels.

    La police, cette institution qui devait protéger tous les citoyens est aujourd’hui utilisée à des fins personnelles. Surveillance et protection de réunions ou officines privées tel que : le groupe de Bilderberg, le CRIF, les familles et résidences privées d’anciens dirigeants, protection d’anciens dictateurs accueillis par la France ect… Noyautage à son sommet pour satisfaire les ambitions politique d’une clique de mafieux. Infiltration de manifestations pacifiques afin d’y semer la violence pour en discréditer les justes causes. Utilisation de ses hommes et de ses moyens afin de racketter en toute impunité la majorité des automobilistes. Pression policière sur les dissidents et contradicteurs au système en place, voir les cas de Julien Coupat, Soral et Dieudonné pour ne citer que ces trois là.

    La justice, qu’est elle devenue lorsqu’il s’agit de juger des hommes politiques ou influents ? Voyons voir les nombreux exemples : L’affaire Strauss Kahn aujourd’hui blanchi alors qu’il a violé des femmes. La collection Sarkozy : « Affaire Bygmalion, financement de sa campagne par la Libye, affaire Bettencourt, arbitrage Tapie, Affaire des sondages, Affaire Karachi etc… » Chirac et les HLM de Paris, ajoutons plus de 150 députés de tout bord mis en examen etc … la liste est tellement longue qu’un livre n’y suffirait pas. Sans parler des dictateurs, pourtant en jugement mais qui, d’appel en appel, finissent leurs jours heureux chez eux en jouissant d’une totale liberté et impunité. Voilà la justice dirigée par des juges mis en place par les puissants. Pendant ce temps, faites une erreur en conduisant, volez de la nourriture dans un super marché ou fumez un joint et vous verrez le bras vengeur et séculier de cette justice implacable s’abattre sur vous sans pitié. La justice est devenue la prostituée du pouvoir.

    Conclusion : Nous constatons que les collusions entre les grandes firmes et le pouvoir politique se multiplient. L'organisation mondiale de la santé est infiltrée par les compagnies pharmaceutiques pour tenter d'édulcorer toute avancée normative. Les Scandinaves avaient demandé que les délégués de l'OMS révèlent leurs éventuels liens avec des sociétés pharmaceutiques ? Les Etats-Unis ont fait pression et refusé une telle motion, au nom de la souveraineté des Etats. On vit dans le règne de l'avidité pure, l'impérialisme du vide, le but sans but, comme disait Kant. En 2003, les 500 plus puissantes transnationales privées contrôlaient 52 % du produit mondial brut. Leur unique but est la maximisation du profit. Le pouvoir de l'oligarchie financière internationale est le plus puissant jamais enregistré dans l'histoire. Dans leurs sociétés, les chaînes de l'aliénation ne nous enserrent plus les chevilles, mais les têtes et dans le Sud, l'aliénation se paie en vies humaines via la faim ou la dette, véritables armes de destruction massive. Les seigneurs de la guerre économique, organisent par l'absurde une violence structurelle. Ils ont horreur de la gratuité qu'autorise la nature. Les brevets sur le vivant, les plantes, les OGM, la privatisation de l'eau, de la terre et même de l'air font partie d'une même logique : organiser la rareté des services et des biens.

    On assiste à un formidable bond en arrière, une forme de négation politique et économique de l'héritage des Lumières. L'humanité est sortie du règne de la nécessité pour se fourvoyer dans celui de la monopolisation et de la captation des richesses. Le commerce mondial a triplé en vingt ans, le produit mondial brut doublé en dix ans, la consommation d'énergie double tous les quatre ans. Pour la première fois de son histoire, l'humanité connaît une période d'abondance. Parallèlement, la destruction de la nature n'a jamais été aussi exponentielle et la perte de la capacité normative de l'Etat aussi évidente. On tolère l'ordre meurtrier d'un monde qui accepte que les famines et les épidémies, pourtant évitables, tuent 100 000 personnes par jour.

    Le grand souci des hommes riches n'est pas de gagner de l'argent, mais d'empêcher les autres d'en gagner. Leur richesse corrompt tout et ne laisse intacte que la misère. L’appât immodéré pour l'argent, comme pour celui du pouvoir, a un prix : la dignité. La possession du pouvoir corrompt le libre jugement de la raison. Ecoutez les vanter ce qu’ils ont soi disant bâti, leurs merveilleux moyens de production, ils n’ont pas apporté la liberté, mais que souci, guerre et famine car la forme la plus extrême de la possession, c’est la destruction.

    Voilà le résultat de la possession, de la captation et de l’accumulation sans limite de richesse par une minorité de mains. Celles là même qui en achetant nos institutions ont pourri notre société. La solution s’impose d’elle-même par un seul et unique remède qui n’est autre que la limitation de la richesse individuelle afin qu’aucun individu ou groupe d’individu ne puisse acquérir, falsifier et déséquilibrer nos institutions à leur seul profit.