Lettre ouverte aux forces              de l'ordre

06 AOUT 2018

          De jour en jour, depuis presque bientôt un demi-siècle, nos élus et dirigeants politiques de gauche comme de droite assassinent notre démocratie, bâillonnent nos libertés et bafouent les choix du peuple souverain. Une monarchie banquière règne sur le pays. Elle fait élire ses monarques et choisit ses ministres qui ne sont de fait que de vulgaires représentants de commerce œuvrant pour le club très fermé des milliardaires. Avec l’appui servile et imbécile d’un monde médiatique composé exclusivement de perroquets bien dressés à lécher les pieds de leurs maîtres, bafouant et traînant ainsi dans la fange l’honorable métier de journaliste, ils vident le pays de ses droits, de son passé, de sa culture, de son patrimoine. À l’Assemblée nationale, une grande majorité des députés s’est transformée en abbés de cour, ou la rhétorique mensongère avec effet de manche a remplacé l’honnêteté et la vérité au service du peuple, ce pour quoi ils furent élus. Ces personnages ont inversé les valeurs et de simples serviteurs de l’état, ils se sont couronnés rois. Au-dessus des lois qu’ils promulguent, imposent et contournent, ils passent leur temps à s’enrichirent toute en appauvrissant le peuple. Plus rien ne peut être fait pour changer ces hommes corrompus par un peu d’argent et des miettes de pouvoir.

          Alors, que fais-tu toi le policier, le gendarme qui est entré dans ces corps de métier pour servir et protéger les citoyens de ton pays. Ces citoyens dans lesquels tu as ta famille, tes amis, tes connaissances. Qu’as-tu à leur dire toi qui maintenant protèges et sers les intérêts privés d’un pouvoir voyou qui de jour en jour t’affaiblir aussi. Alors défenseur de l’ordre, ils assassinent la liberté sous tes yeux et tu ne bouges pas ! Pire tu es du côté des génocidaires parce que tu obéis à leurs instructions insensées que te somment de verbaliser, de charger, de tabasser et d’enfermer ceux qui se battent pour la vérité, le bien général de la communauté. Combien de temps vas-tu encore rester ainsi sans réagir à cette agression odieuse d’une petite minorité sur l’immense majorité des gens que tu es censé aider et soutenir ?

          C’est à toi représentant de la loi qu’il revient de défendre et de prêter main-forte à la société maltraitée, agressée, humiliée. Maintenant, il est temps de faire ton examen de conscience et de te poser la question de ton utilité. Combien de temps vas-tu encore te laisser abuser, berner ? En collaborant avec une dictature, quelle que soit la forme qu’elle prend pour régner, tu salis ton uniforme et traines ton serment dans la boue. Il fut une époque ou ton métier était une saine vocation obéissant à des idéaux d’honneur, le bien-être et la protection des personnes coulait de source, était naturel, tout cela à bien changé à ce jour. Maintenant, si tu désires servir des intérêts particuliers, démissionnes et vas te faire embaucher dans les milices privées, elles ont été créées pour cela, mais cesse de porter cet uniforme qui ne tient plus que par les mensonges auxquels tu fais semblant de croire et une écœurante résignation. « Police ou gendarmerie nationale » ne vous sied plus comme appellation, « Police ou gendarmerie politiques » actuellement serait plus appropriée...

 

          Toi le policier, le gendarme, pourquoi crois-tu que tu inspires de plus en plus de peurs, de détestations et de rejet dans la population, pose-toi la question. De plus, n’es tu pas révolté par tes conditions de travail ? Locaux insalubres, matériel obsolète et défectueux, effectif de plus en plus réduit et aucune considération de cette hiérarchie que tu subis et qui est exclusivement choisit par le sérail. Tu pars sur le terrain la boule au ventre et le stress à fleur de peau. Le burn-out et les suicides augmentent dans la profession. Jusqu’où supporteras-tu tous ces abus, ces inégalités ? Il va de votre crédibilité. Nous avons besoin d’une police et d’une gendarmerie auxquelles les citoyens de ce pays peuvent faire confiance, qui ne triche pas par intérêt personnel, ou pour plaire à une hiérarchie malhonnête, ou pour faire allégeance à la caste des fossoyeurs de la nation.

          Quand la loi que tu es censé représenter est injuste, la désobéissance est plus qu’un droit, c’est un devoir. Celle des résistants contre celle de vichy, celle des justes contre celle des juristes. Il est temps de reprendre le pouvoir à ceux qui sont indignes de le posséder. Tu n’as plus d’excuse et quand tout cela explosera, tu ne pourras plus dire : « Je ne savais pas ... » Homme de l’ordre, retrouve ton honneur et ce pour quoi tu as choisi ce métier...