Le labyrinthe numérique

22 SEPTEMBRE 2020

          Aujourd’hui, mardi 22 septembre 2020 c’est l’automne en France. Le pays est à l’image du monde, divisé, fragmenté, déboussolé. Entre les fachistes et les laxistes, entre les racistes et les racialistes, les indigénistes chacun y va de son couplet pleurnichard ou revanchard. Au milieu, une frange de la population s’interroge et se demande si nous ne sommes pas tombés sur la tête. Elle ne se sent pas concernée par ces extrêmes, ni raciste, car humaniste par essence, ni racialiste ou indigéniste, car concernant le passé reproché, la plupart d’entre nous n’étaient même pas nés. Alors, cessez de semer la discorde et la haine avec votre période esclavagiste, votre colonialisme, vos religions identitaires et votre Shoa, etc. La France est un des pays les plus accueillants et généreux en termes de prestations au monde et pour preuve, le nombre croissant d’immigrés qui y viennent et s’y installent alors, stop aux insultes et aux gémissements, car si vous trouvez cette contrée insupportable vous êtes libres de la quitter. Maintenant cela dit, il y a plus important et urgent.

          Plus important comme l’anesthésie de la démocratie, de nos droits fondamentaux. Les trois derniers gouvernements successifs ont mis en place des lois despotiques, liberticides nous glissant doucement vers une dictature qui tait son nom, mais qui nous construit une société Orwellienne où notre droit à la libre circulation de la parole et des idées est de plus en plus contrôlé, entravé, verbalisé. Le masque en est un symbole. Sous prétexte sanitaire, ils nous confinent, nous musèlent. Ce masque censé empêcher un virus grippal 150 fois plus petit que les mailles de ce bâillon obligatoire, est d’une protection et d’une efficacité plus que douteuse, mais, avec la peur et les mensonges répétés pas la caste médiatique, son acceptation est pratiquement tacite. Une oppression sanitaire impose de fait une fausse sécurité au détriment de nos libertés. Si nous sommes prêts à sacrifier notre liberté pour notre sécurité alors, c’est que nous ne méritons ni l’une ni l’autre.

  

          Nos dirigeants ont trahi leurs peuples au profit d’officines dont le seul but est financier et nous sommes les otages de leur cupidité et de leur incompétence. La police républicaine au service des citoyens est devenue une milice privée de la secte au pouvoir. Depuis plus de trois décennies, les politiques qu’ils imposent ne résolvent pas les problèmes, mais les amplifient. Pauvreté et précarité explosent. Ils ont transformé tous les êtres vivants en marchandise. L’enfant s’achète et se vend comme le ventre de sa mère. Trafic d’armes, de drogues, de personnes et de leurs organes sont les principales ressources des PIB de chaque pays. Notre environnement est chaque jour bradé, immolé sur l’autel des profits. L’espèce humaine est maintenant face à de grands défis. Défi écologique, défi climatique, mais surtout, le plus grand des défis, celui qui amplifie et génère tous les autres : le défi arithmétique.

À ce jour, nos modes de production et de consommation sont à l’origine de maux suivants : Pollution, dérèglement climatique, disparition des espèces, destruction de notre écosystème, assèchement des matières premières, etc. Quelles que soient les politiques, sans changement radical de nos modes de vie, les problèmes s’intensifieront de façon exponentielle avec le nombre d’êtres humains croissant sur la planète. Que nous le voulions ou non, nous sommes devant une réalité mathématique ! Pour la fin du siècle, les estimations moyennes tournent autour de douze milliards, les estimations hautes autour de seize milliards. L’explosion démographique mondiale du 21e siècle sera l’équation à résoudre en urgence, car elle est et sera logiquement et naturellement l’amplificateur des problèmes actuels.

          L’humanité est en un labyrinthe dont l’entrée a été oubliée et la sortie introuvable. Nous tournons en rond en espérant un sauveur qui ne viendra jamais. Nous sommes le problème et la solution, mais notre attitude individualiste, notre superficiel besoin d’avoir et de pouvoir creusera nos tombes. Sommes-nous en capacité de réagir ? Avons-nous encore le temps ? J’en doute, il ne faudrait pas que les promesses d’un bonheur illusoire troquent leur éternité contre une perpétuité encombrante. Alors philosophons avec humour, car nous avons fait de nos vies un parcours d’emmerdes au pays des merveilles...