De la nature à la cancel culture

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19 DECEMBRE 2021

          Les cathédrales et les églises brûlent et les synagogues se font discrètes pendant que prospèrent les mosquées du djihad sous le regard ignorant et imbécile des adeptes du wokisme. Les intégristes de la cancel culture détruisent l’histoire afin de culpabiliser et soumettre les peuples à leurs idées mortifères. L’uniformisation à marche forcée, au pas de l’oie. Les minorités aux discours et attitudes tyranniques imposant leurs aberrations à une majorité muette et résignée sous les injonctions et les mensonges du clan médiatique et politique. Ils gangrènent les écoles, les universités et les temples du savoir. Ils déboulonnent les statues, brûlent les livres, inondent les écrans avec leurs films estampillés LGBT, tout cela au nom d’une pseudo égalité sous des airs de victimes choquées, effarouchées, offensées. Jusqu’à nier la nature du masculin ou du féminin, du « Il » ou du « Elle » pour en accoucher dans leur bêtise crasse du « iel ». Ils sont le virus qui empoissonne le corps des nations. Des siècles à bâtir pour aujourd’hui faire face à des ignorants infertiles qui ne produisant rien et ne pensent qu’à détruire. Ce ne sont que des barbares hystériques drapés de fausses pudeurs, des fossoyeurs de la patrie, de la famille et des valeurs humaines ancestrales qu’ils traitent comme des produits non essentiels, des freins à leurs délires mystiques.    

          Maintenant le monde est tenu par des experts en nihilisme qui ont renoncé à se battre, qui se sont soumis et qui ne produisent que de la médiocrité. Leur humanisme à deux balles n’est que le paravent d’une anarchie totalitaire sans fondement ni but. Ils ont réduit ce pays à l’état de serpillière ou tout le monde vient s’y essuyer les pieds. Ce qu’ils ne peuvent atteindre, ils le calomnient. Ils veulent le pouvoir absolu sur des masses asservies à une espèce peuplée de zombies esclaves consommateurs et travailleurs. Un rejet des peuples et de leurs spécificités, une négation des sociétés et de leurs valeurs, l’uniformité à marche forcée par la créolisation et la destruction des nations et leurs cultures. Je n’ai jamais été trop adepte d’un darwinisme social. L’adaptation aux normes imposées pour plaire à la majorité, effaçant par la même sa propre identité, cette angélique conformité mentale sous prétexte de cohésion communautaire m’a toujours interrogé et laissé perplexe quant à sa motivation. S’agréger à des règles de conduite et de pensée pour tous se ressembler et gagner son droit à la normalité est-ce là le summum de la finalité ? J’en doute. Il y a un écart entre personnalité et attitude. Ma personnalité c’est ce que je suis, mon attitude dépend de qui vous êtes. C’est l’histoire glorieuse d’un pays et l’héritage du courage de nos aïeux qui aujourd’hui nous protège des poubelles du présent. Ce n’est pas en niant ses racines qu’on efface des vérités historiques.

         L’histoire transcende les religions qui la nourrissent. Pour un croyant, la question se pose : « Tu sais, ou tu as la foi ? », pour savoir il faut prouver alors que Dieu se passe de preuve, c’est la foi qui lui donne vie, c’est différent du savoir. La foi est un code divin, surnaturel. La foi exige un saut dans l’inconnu, c’est un acte délibérément choisi. Le concept de Dieu remonte à la nuit des temps. Avons-nous créé Dieu ou Dieu nous a-t-il créés ? Par la pensée nous créons notre propre idée de Dieu et nous le vénérons. C’est très simple d’aimer Dieu, c’est une abstraction de notre imaginaire, rien de plus facile, mais si vous aimé vraiment l’autre alors inutile de chercher Dieu vous l’avez trouvé. Ce n’est pas en prônant le sacrifice ou la soumission à un dogme que les âmes et les esprits peuvent s’élever. Quant aux religions elles-mêmes que dire, sinon qu’il y en a assez dans ce monde pour apprendre aux hommes à se haïr, mais pas assez pour leur apprendre à s’aimer. Il me semble que le commencement de cette perte d’humanité coïncide avec le fait qu’ils ont anesthésié leur spiritualité sur des amas superflus de matérialité. L’homme a gagné en cécité le jour où il a enterré ses Dieux, il s’est coupé de sa nature originelle et de sa racine cosmique, universel. Il en résulte un tabou et une peur irrationnelle de la mort. La crise du Covid a été un révélateur de cette perte de valeur spirituelle et la dictature sanitaire mise en place n’a fait qu’exacerber le corps au détriment de l’âme tranchant ainsi ce lien sacré, mutilant l’Homme dans son humanité. Aujourd’hui, il n’est motivé que par le consentement à ses désirs sombrant ici dans la spirale infernale des démons qu’il s’est créé. Le premier étant de ne pas posséder ce qu’il désire, le second étant de le posséder, car une fois le désir assouvi, il s’en fabrique irrémédiablement d’autres…

          L’homme est tiraillé entre deux besoins originels. Le besoin de la pirogue c’est-à-dire du voyage, de la découverte, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’arbre, de l’enracinement, de l’identité. Il erre constamment entre ces deux besoins viscéraux en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre. Ces deux pulsions équivalentes sont indissociables, car constitutifs de leurs cellules mêmes. Alors il hésite, se cherche jusqu’à ce qu’il admette que ses deux besoins sont consubstantiels, indivisibles, car c’est avec l’arbre qu’on fait la pirogue.

          Aujourd’hui je l’avoue, je n’y comprends plus rien. La neige ne cesse de tomber sur mes jours, les mois rayés de mes calendriers s’accélèrent cumulant l’agonie des années. J’ai vu mon enfant naître et à chaque instant, alors qu’il apprenait à marcher, qu’il apprenait à parler, à devenir un homme, il me faisait grandir, il m’apportait un peu de sagesse et me rapprochait inéluctablement de la mort. Vieillir la belle affaire, c’est se retirer progressivement du monde des apparences et si possible avec décence et un minimum d’élégance. Doucement sur la pointe des pieds sans plainte, gémissement, amoindrir au possible les regrets. Partir, s’effacer avec classe, tirer sa révérence dans un noble salut empreint de modestie. Glisser sur le toboggan vers un inconnu fantasmé, désiré et enfin prendre conscience que notre précarité est plus proche de la réalité que la persuasion égocentrique de notre immortalité. Je n’ai pas la prétention ou le désir d’éternité, je me méfie tout autant d’une quelconque postérité et l’envie d’un pacte faustien ne m’a jamais fait rêver. L'héritage important à laisser, le seul lègue à espérer, c’est un vague et brumeux souvenir dont les contours deviendront naturellement flous avec le temps jusqu’à disparaître, mais qui en attendant, dessineront quelques sourires furtifs sur les visages amis et lèvres chéries.

          Alors, détruire ou construire il faut choisir. Nous sommes ce que nous faisons, voilà la seule vérité que l’histoire retiendra. La somme de nos actes sera l'unique bagage que nous emporterons dans l’au-delà…