De la folie à la chute

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07 SEPTEMBRE 2021

          Assis sur la colline, en face il y a le monde, tout en bas la terre couverte de forêt, dans la brume de l’aube de l’humanité. Et droit devant, le ciel, les étoiles et les satellites. Je ne sais pas d’où je viens, où je vais, ni pourquoi. Je suis une marionnette ne voyant ni le marionnettiste ni les fils. Totalement dépendant d’une volonté dont j’ignore tout. Tout est mystérieux dans cette aventure mystique et bordélique. La chair se dissout dans le sable et la pensée s’élève dans le vent. Aujourd’hui, ce monde incompréhensible part en vrille. Dans notre pays, nation et démocratie sont devenues des gros mots auxquels on répond par raciste et populiste. La vérité est imposée par le sommet et plus aucun débat ne serait remettre en cause celle-ci. La sérénité ne fait plus le poids face à l’hystérie accusatrice. Essayez pour voir et vous serez traité d’affabulateur ou de conspirationniste que vous soyez scientifique, journaliste (enfin ce qu’il en reste), lanceur d’alerte ou simple citoyen qui cherche à comprendre.

 

          Concernant cette pandémie, il est interdit de s’interroger, la vérité est à la télé, dans les radios et les journaux. C’est clair, simple, net et précis et si par excès de curiosité ou de prudence vous demandez plus amples renseignements sur les traitements, le respect des libertés, la possession de son propre corps alors là, vous frisez la débilité. Monseigneur Véran l’a dit « La solution est dans la seringue des laboratoires… » et il n’y a rien à ajouter. Le règne de la terreur sanitaire est instauré et c’est efficace pour preuve, les vaccinés montrent du doigt les non-vaccinés, il faut se plier à la contrainte pour retrouver ses libertés confisquées, l’apostasie de son identité pour boire un café, la population se bâillonne et certains vont même jusqu’à porter le masque seul dans leur véhicule ! Et oui, c’est une évidence vivre tue, quelle découverte ! Alors transis de peur, ils vivent au ralenti, à l’économie. Ce n’est pas grave, chez Big Pharma c’est l’extase, les bénéfices explosent, caviar et champagne coulent à flots. Je ne sais pas où sont les mensonges où est la vérité, mais à chaque évènement qui asservit un peu plus les populations je ne peux m’empêcher de me poser la question : « À qui profite le crime ? … » Une chose est pratiquement certaine et elle se vérifie dans l’histoire, à chaque fois qu’un gouvernement vous retire une liberté, il est rare qu’il vous la rende.

 

          Pendant ce temps, au château, on fait bombance ! 50 000 Euros de vaisselle pour Madame qui ne supporte pas de souper dans les assiettes de ses prédécesseurs. Pour la décoration florale, l’estimation annuelle est d’environ 150 000 euros de prestations, dont 100 000 de fleurs coupées. Autre exemple, dans son souci de précision, la Cour des comptes a aussi chiffré le coût du dîner officiel qui a réuni 200 convives dans les locaux du Petit Palais, loué pour l’occasion à la Ville de Paris. Si le contenu d’une assiette s’élevait à 310 euros, les aménagements nécessaires pour organiser la soirée mettent le prix de revient du repas à 5 362 euros par convive. Pour ceux qui en doutaient encore, nous sommes revenus sous le régime autoritaire d’une royauté qui, dans ses exagérations et sous les fastes des dynasties successives, fait reluire sa folie sur la misère des chômeurs et des sans-abri, faisant fi de la colère d’un peuple qui défile pour ses droits, contre un apartheid et une injustice galopante. Il est cocasse de voir les riches qui pètent dans la soie donner des leçons de frugalité et de savoir-vivre aux retraités et autres smicards qui n’arrivent pas à boucler leur fin de moi. Les roitelets devraient se méfier et méditer cette évidence : « La différence entre la civilisation et la barbarie n’est que de 5 repas… »

 

          Après avoir foutu un bordel monstre en Afghanistan comme dans tous les pays arabes, les Occidentaux se retirent laissant libre champ aux talibans arriérés et moyenâgeux. Des milliers de réfugiés fuient et on somme les pays européens de les accueillir sans tenir compte des millions d’émigrés qui sont déjà sur place et qui n’ont ni travail, ni logement, ni avenir. Les tensions sont légion, entre les USA et la Russie, entre la Chine et le Japon, entre l’Inde et le Pakistan, La Turquie joue double jeu et provoque ses alliés, l’Iran est très loin de passer des vacances avec Israël et la plupart de ses protagonistes possèdent l’arme nucléaire. Le monde à le cul posé sur une caisse de TNT.

 

          Un faux Messi est arrivé à Paris pour la somme irréelle de 40 millions d’euros annuels. Pour une foule en transe le saint Graal est un maillot à 140 euros portant le numéro de l’éphémère idole. Pendant ce temps, dans les hôpitaux le personnel manque, retraités et chômeurs sont sacrifiés, restriction budgétaire oblige. Un préfet accompagné de policier déambule dans les rues lyonnaises pour contrôler les pass-sanitaires chez les restaurateurs et les cafetiers, pendant ce temps-là, à côté dans le quartier chaud des Minguettes, des caïds font régner la terreur, agressions, vols et viols sont devenus la banalité de certaines zones pudiquement qualifiées « de non-droits ». La culture est morte noyée sous la sous-culture, la réflexion sous la pleurniche des passions et la misère exotique des contrées éloignées a masquée celle qui est à nos pieds. Du « yoyo man » des râpeurs débiles, aux textes de leurs chansons haineuses prônant racialisme et violence, célébrés comme des poètes par la bourgeoisie bien pensante des beaux arrondissements, en passant par une presse et des médias couchés et rampant devant un gouvernement de banquiers et d’apprentis dictateurs, sous les homélies répétitives du père Attali, la démocratie agonise.

 

          Sur terre, un nombre exponentiel d’habitants engendrant de fait une surpopulation endémique est responsable, de par son mode de production et de consommation basées sur le modèle capitaliste dont l’unique critère est le rendement, de la pollution des mers, des sols et de l’atmosphère. Responsable aussi de l’assèchement des ressources, de la destruction de l’écosystème et en partie du dérèglement climatique. Le capitalisme est un système écocide et sans éthique. Non que l’humanité soit intrinsèquement mauvaise, mais, sa façon de vivre et de se développer génère le cancer qui la ronge et l’amènera à sa perte. Bien des savants et des chercheurs ont tiré la sonnette d’alarme depuis une quarantaine d’années, mais, que vaut la science face aux marchés ? Au cadran de l’horloge de notre univers, l’humanité vit peut-être ses dernières minutes, car à ce rythme, nos têtes pensantes sont formelles, l’homme ne verra pas la fin du siècle.

          Ainsi va le monde, pendant que les intégristes de tous bords massacrent au nom de leurs différents dieux, le seul régnant au sommet et les manipulant tous se nomme cupidité. Pourtant bien des messages nous furent transmis à travers les âges par des êtres d’exceptions, mais notre surdité, face à la vérité qu’ils nous délivraient, est restée totale. Dans ce vaste chaos aux âmes brisées, cette gigantesque farce où le vieux drame humain se joue, on avance en titubant entre les gouttes, on espère sans comprendre conscient individuellement de notre ignorance et paralysé par nos craintes, on simule l’invincibilité en attendant inéluctablement d’aller nourrir les vers. Aujourd’hui ma petite fille a 10 ans, je vais lui demander pardon pour le monde que je lui laisse…